IN RECONSTRUCTION:
I am remodeling my albums. Mostly merging a couple of them. As of now they are very messy. Text doesnot fit with albums. I work on it. Forgive the burden.
- 01 Yakutia - July and December 2010, from +38°c to -50°c
- 00 Україна, Ukraine
Voici le récit de mon premier séjour en Ukraine, entre le 23 décembre 2011 et le 2 janvier 2012. Je recherche plutôt l’aventure réelle et la découverte que de simples parcours touristiques. C’est pourquoi ma petite histoire pourra amuser certains et leur donner des idées d’évasion. En revanche, elle pourra en décevoir et en ennuyer d’autres, chose que je comprendrais bien. A ces derniers, je présente mes excuses. Quant aux premiers, qu’ils me suivent dans ces pérégrinations variées. Je leur promets d’étonnantes découvertes.
J’ai préparé ce voyage en utilisant les réseaux sociaux Facebook et Vkontakte (le Facebook russe). J’y ajoute : Flickr (où je poste mes photos) http://www.flickr.com/ Après mes différents séjours en Russie, y compris au fin fond de la Iakoutie, en été et en hiver, j’ai apprécié le fait qu’aucun visa ne soit demandé pour l’Ukraine. Habitant à Nantes, les visas russes m’ont toujours été un pensum infernal. Si on se « contente » de la Russie d’Europe, et que l’on n’envisage pas d’explorer la Sibérie, je pense que l’Ukraine présente une alternative plus que parfaite au pays de Vladimir Vladimirovitch Poutine.
Ayant atterri, en cours d’après-midi du 23 décembre à l’aéroport de Kiev, j’étais attendu par Sveta. Il lui avait fallu une heure de transport pour y parvenir. Elle était, de plus, arrivée avec deux heures d’avance. Bref, elle y avait consacré une demi-journée. Selon nos accords, Sveta,était ma « guide » officielle, en quelque sorte « Miss Fix-it ». En contrepartie de son appui, je lui faisais don des palettes de maquillage, achetées à Paris. Photographe, « Make-Up artiste », elle démarre dans la profession. Ses « matières premières », garanties non chinoises, furent accueillies avec enthousiasme. Elle parle un anglais assez convenable. Nous avons pris la marshrutka pour la gare de Kiev, puis le tramway jusqu’à son domicile. Là, nous y attendait Sergey, son beau-frère. Tous les trois, nous avons dîné et bavardé jusqu’à ce qu’ils m’accompagnent, à nouveau, à la gare. Mon train partait, après minuit, pour Lviv. Entre-temps, Sveta m’avait remis un téléphone (depuis Zurich, pendant une escale, je lui avais indiqué que j’avais oublié mon portable en France), une simcard et mon billet de train pour Lviv. Ensemble, nous avons acheté mon billet de retour Ivano Frankivsk-Kiev. En pleine nuit, les environs de la gare sont quelque peu risqués pour une jeune femme. Sergey a raccompagné Sveta jusuq'à son domicile.
- 02 Eastern Sayany : Munku Sardyk, July 2010 - Batagol, le pays secret des soyots, July 2008
En Sibérie Orientale, à 1 500 m d'altitude, sur le plateau de l'Oka, au coeur de la solitude des monts Sayans, le temps ne s'est pas arrêté. Toutefois, au cours de nos pérégrinations dans le pays "secret" des Soyots, j’ai découvert un passé très présent. Je n'ai pas croisé un seul habitant, connaissant ma nationalité, sans qu'il ne me parle de la mine de Batagol, fondée par le français Jean-Pierre Alibert en 1848. On n'oubliait pas non plus de me rappeler qu'un de ses descendants l'a cherchée, sans succès, il y a quelques années. Andrey Belzepkin a bien voulu m'incorporer dans son expédition de juillet 2008. Sous la conduite de Badma Dondokov, de son fils Sergueï et de son neveu Bator, nous nous y sommes rendus. Perdus, il nous a fallu bivouaquer de façon imprévue entre des cimes noyées dans la pluie et le brouillard. Le lendemain, la montagne de graphite nous accueillait. Elle ne s'est pas livrée sans panache, nous gratifiant d'un orage et d'un déluge d'anthologie, situation inconfortable lorsque l'on côtoie les sommets.
Je garderai toujours le cher souvenir de ces coéquipiers: nos deux Katia, Masha, Andrey et Kostja Depuis l'extrême ouest de l'Europe, je pense aussi avec reconnaissance aux guides et aux foyers qui nous ont si chaleureusement reçus aux cours des dix jours que nous avons passés en leur compagnie
- 03 Baikal and Irkutsk
- 04 Russia of Europe
Before and after Batagol expedition, I staid in Irkutsk. I took Russian classes with Viktor Strasser at Alliance Française. Ekaterina (Katia), her Mum, Marina, and her brother, Nikita, invited me to live in their apartment. I spent 20 full days in this lovely family.
Because, they made everything possible for me having a wonderful stay in their home, I cannot say I shared the regular Siberian life. I had, for my biggest confusion, a VIP treatment. Nevertheless, I experienced some aspects of Irkutsk citizen life. Katia, Marina and Nikita were all of three very helpful. However, I was under the closest supervision of Katia. Her constant support was priceless adding to the fact it was a great pleasure to share with her the short free time she had. We had nice evening walks together and regular interesting discussions. I do not mention, here, the numerous SMS and cell phone calls we had daily. How she managed her two jobs...taking care of the home and always being available and smiling, let us imagine how strong and determined this young lady is. Being grateful, I must admit that I have a great admiration for Katia’s personality.
Katia organized also one weekend at her aunt Galina's dacha in Bolshie Koty. I went there with her brother Nikita. She could just shortly join us on Sunday because of her second job.
Fortunately, she could have a "long" weekend of three days to go Peshanaya Bay. It was very difficult to organize while the information is extremely difficult to obtain. I would never have succeeded doing it by myself. It is self-explanatory to say that they were no other westerner travelers with us. They were all Russian, mostly local, tourists.
- 05 From Moscow to Vladivostok by Transiberian train, BAM train & Meteor, summer 2006
Welcome to the presentation of my summer 2006 trip in Russia! You will find pictures of my journey from Moscow to Irkutsk, Severobaikalsk, Tynda, Komsomolsk Na Amure, Khabarovsk and Vladivostok. Sorry for the poor quality of the photos. But I cannot decide to delete any of them.
- Italy
- Provence, France
- Uzbekistan
- Kyrghyzstan
- Tajikistan and Pamir
- Because the night
While walking in the night, in different places of the world, I can, often, hear Patti Smith's song in my head. I browsed my albums to find the few night photos that I have. Then I tried to post them according to the music.
- Because the night BW
While walking in the night, in different places of the world, I can, often, hear Patti Smith's song in my head. I browsed my albums to find somr night photos that I have. Then I tried to post them according to the music.
- España, Primavera 2010, dos semanas españolas
- Netherlands
- Deutschland
Music by Yann Tiersen from "Goodbye Lenin" movie soundtrack
- Chartres
- Le mariage de Christine, Bretagne
- Jerez de la Frontera, Feria del Caballo, Mayo 2010
Para una mejor vista, encienda el sonido de su computadora y clic en "Start Slideshow".
For a better view, turn on the sound of your computer and clic on "Start Slideshow".
- Egypt
- Vuelta a Arcos de la Frontera en la Feria de san Miguel
Me gusta mucho la belleza de Andalucía. Pero nunca olvidaré la gentileza, la autenticidad y la elegancia extrema de aquello quienes encontré a Arcos de la Frontera.
Muchas gracias a Manolo Reyes, a su familia y a sus amigos, para su alegría de vivir, su humor, sus hermosas ropas, sus caballos, sus estímulos y su paciencia frente a mi español mas que aproximado.
In mid September 2009, I was in Cadiz for my job. It was a Friday. The following Monday, I had to be in Madrid. Spending a weekend in Madrid was not very attractive. I do not find this city so scenic. I decided to stay in Arcos de la Frontera. It is very close from Jerez. I had a diner in the restaurant « Jovenes Flamencos ». This restaurant is not in the very tourist area. The owners saw my camera. They also talked nicely to me. I was the only foreigner. I mentioned my enthusiasm for « authentic » Andalusia. They suggested I come back for the Feria. The next day, I visited the « Casa de la memoria ». Once again I was the only visitor. I talked with Eva, who was in charge of the Center. She also suggested I attend the Feria. Thus, I came back 2 weeks after. What I saw was simply incredible. Local inhabitants meet during four days in « casetas ». They eat, they drink, they dance, they chat, they listen to music, they sing. Nobody is an actor. All is real. It is a golden mine for beauty and authenticity. I am still under the extreme impression produced by such an atmosphere. I never experienced something comparable in Western Europe. But please, do not mention this event to any body. This is my secret spot...
Special thanks to Eva Marinez Ortiz, for the outstanding suggestion of joining this unique but confidential event, and for her precious local advices.
My gratitude also goes to Nick (Casa Blues, 19 Calle Callejas) for his friendly hospitality and for the splendid view from his house.
Todavía volveré a Arcos.
Para una mejor vista, encienda el sonido de su computadora y clic en "Start Slideshow".
For a better view, turn on the sound of your computer and clic on "Start Slideshow".
- Argentina, July 20 - August 15, 2009
- France
- Spain February - March 2009
MADRID, L'HERITIERE INFORTUNEE
Passer une semaine, en février, à Madrid est une perspective agréable. Toutefois, Madrid, en tant que capitale, n'a pas de chance. Barcelone est une ville de taille équivalente. Elle est bordée de plage. Elle a un patrimoine architectural très supérieur. Le "Bari Gotic" est le centre médiéval le mieux conserve d'Europe. A la fin du XIXème, Madrid a tenté de se donner un lustre capital dans une architecture "pompier" que l'on retrouve partout, y compris sur le "Ring" de Vienne. Barcelone s'est lancée dans l'Art Nouveau. Il y a Gaudi. Mais il n'y a pas que Gaudi. Séville a été la capitale de l'Espagne avant Madrid. Séville est la vraie ville du Siècle d'Or espagnol. Séville rayonne de sa culture andalouse, de ses richesses sud-américaines et de son héritage arabe. Y marcher est un émerveillement permanent. Tout y est beau et différent d'ailleurs. Madrid, surchargée de pierres et de marbres noirs, fait bien grisâtre a coté. Il faut parler aussi de Grenade, la "petite" ville. Oui, mais la capitale du dernier royaume andalou. Chaque porte poussée, chaque mur, chaque nom de rue le rappelle. Grenade est une ville construite sur des collines. Elle est "scénique". Chaque point de vue est un tableau. Dans ce tableau, il y a toujours un grand bout de l'Alhambra, un palais d'une beauté et d'une architecture sublime.
Alors que voir à Madrid? Rien avant la Porta Del Sol. Entre la Porta del Sol et le palais royal, il y a quelques bâtiment qui valent la peine. Le soir, j'y déambulais avec mon appareil photo. Je me suis un peu attardé autour de la Plazza Mayor, construite au XVIIème siècle par, dit-on le même architecte que celui de l'Escorial. Si on le dit... Heureusement, j'ai appris qu'il se jouait au théâtre de l'Arenal un spectacle au titre prometteur: "Flamenco con Arte". Malgré un billet pris au dernier moment, j'ai pu avoir un siège très bien place. Cela aurait du me mettre "la puce a l'oreille". En guise de spectateurs, peu nombreux, il y avait une majorité de touristes français. C'est à dire des gens aussi naïfs que moi. Les pauvres malheureux applaudissaient docilement dès qu'il le fallait. Je n'en ai pas ressenti le besoin. Les chanteurs avaient des chemises froissées. Leur ventre en distendait le tissu entre les boutons. Je les aurais bien croisés dans mon immeuble lorsque je descends les poubelles. Les danseurs, les fabuleux danseurs de flamenco aux costumes si gitans, si flamboyants, ils étaient là? Que nenni! J'ai vu deux employés de bureau aux costumes de petits fonctionnaires. Le pire était l'entrejambe qui leur arrivait presque au genoux. Heureusement qu'ils ne dansaient pas le vrai flamenco, sinon tout aurait craqué. Que dire des flamencas? Etaient-elles bonita, guapa ? C'était un groupe de voisines de palier. Tout juste si leurs robes n'étaient pas faites de l'étoffe des tabliers avec lesquels on épluche les poireaux. Elles auraient pu garder leurs bigoudis. Cela n'aurait pas dépareillé. Si encore elles avaient su danser. Les mouvements d'ensemble étaient si mal coordonnés que les figures ressemblaient plutôt aux gestes désespérés et désordonnés des naufrages du Radeau de la Méduse. « Flamenco con Arte », disaient-ils. D'accord, à condition d'enlever "Arte". Là, on comprend vraiment ce qu'était ce spectacle, au sens français du terme. Apres une demi-heure de cette soupe je me suis levé et je suis sorti. Cela a eu le mérite de distraire les musiciens qui s'ennuyaient passablement.
Le samedi 21 février au matin, avant de prendre mon avion, je suis allé me promener au parc du Retiero. C'était beau et paisible. Arrivé tôt, j'ai vu un peu de givre sur les pelouses. Au fur et à mesure que les Madrilènes arrivaient pour faire leur jogging, pour promener leur chien ou pour faire de l'aviron sur le lac, le ciel bleu et pur a tenu ses promesses. Doucement, l'air s'est réchauffé pour atteindre les 15 degrés. Une belle matinée. Un joli parc aussi. Sauf que cela ne suffit pas. Si l’on achète un guide de Madrid, j'en ai consulte un bon nombre, on voit que plus de la moitie de leurs pages parlent d'autre chose. On y décrit l'Escorial, Tolède, Ségovie et d'autres endroits remarquables. Madrid, l’héritière infortunée n’est pas la ville la plus incontournable d'Espagne. En février, elle est, malgré tout, infiniment plus réjouissante que toute citée germanique.
Le dimanche 22 février, j’étais à Wiesbaden, en Allemagne. Il ventait et tombait de la neige fondue. La parade du carnaval a apporté une couleur bienvenue. Puis vers Nuremberg, Stuttgart, Heidelberg et Francfort, j’ai eu l’impression de progresser dans un long tunnel obscur.
L'ANDALOUSIE FLAMBOYANTE
Samedi 28 février, j'ai quitté l’austère et calme Francfort pour l’incomparable Séville. A peine arrivé, je suis allé à la Casa de la Memoria voir un spectacle de flamenco, de talentueux jeunes artistes. Je suis retourné le lendemain soir au même endroit. Sans que le spectacle soit aussi bon, cela restait de bonne qualité. Entre temps, dimanche, je me suis un peu promené dans les rues et les jardins. Cette année, je n'ai pas visité de monument, à part le musée des Arts et Traditions populaires. Une rue, la calle Cuna, déclencha mon enthousiasme. Je n'ai rien vu de tel en Europe. Elle regorge de trésors locaux. C'est la Mecque des flamencas : tissus de toutes sortes, éventails, chapeaux, colliers, peignes châles, sacs, accessoires coordonnés. Il faut y courir avant que la mondialisation ne la transforme en nouvelle calle Sierpes. Un photographe accompagné de son modèle pourrait y trouver tout ce dont il rêve avant de l’immortaliser dans les rues du Barrio de Santa Cruz, aux Alcazars Réales, sur les bords du Guadalquivir, à Triana, sous la Giralda ou la Torre Del Oro. Voilà le rêve que je faisais en déambulant dans la tiédeur d’une belle soirée pré-printanière. J’espère pouvoir le réaliser un jour.
Lundi, en train entre Séville et Cadiz, j'ai traversé un pays presque noyé. Mais le paysage de lagunes et de salines était intéressant. Cadiz, ville construite sur une presque ile bordée de plages de sable blanc et pleine de constructions charmantes, renvoie certaines stations balnéaires exotiques aux poubelles du patrimoine. D'autant qu'on y voit aussi beaucoup de palmiers et d'orangers. Cet endroit est façonné par l'histoire. Je n'en ai guère profité. Le temps était maussade et limité. Puis cela s'est dégagé et je suis parti vers Malaga.
Nous avons longé la côte, le long de la pointe sud-ouest extrême de l'Europe, a travers une Andalousie que je n'avais jamais vue aussi verte. Beau contraste avec un pur ciel bleu. Les plages de Tarifa sont magnifiques et non construites. La vue sur le détroit de Gibraltar et les côtes marocaines était sublime. Quant au rocher de Gibraltar, je l'ai contemplé avec bonheur, pour la première fois. C'est un lieu tellement emblématique, même si en parler fâche nos amis espagnols.
Après Malaga, je suis arrivé en fin de soirée à Valencia. Air Berlin avait encore perdu mon bagage. Il a du s'égarer à Palma de Mallorca comme lors de mon trajet Francfort-Séville. Repartant le lendemain à Palma, je risquais de croiser mes vêtements et mes affaires de toilette en l'air... Mon bagage serait à Valencia quand je serais à Palma!
ETAPE SURPRENANTE AUX BALEARES
Le vendredi 6 mars, je me disais qu’il était bien agréable de passer trois nuits au même endroit. J’étais toujours à Palma, dans l’hôtel où j’étais arrivé jeudi soir. Ma chambre se situait au huitième étage. Elle dominait la vieille ville. De ma fenêtre tournée vers l'est, je voyais la cathédrale et le palais des rois de Majorque. A coté de cette fenêtre, une porte vitrée permettait d’accéder à une petite terrasse personnelle, d'où j'avais une vue à 270 degrés. J’y respirais. Je pouvais voir la mer toute proche, à toute heure. La porte était ouverte et le soleil réchauffait la pièce. Au-dessus, le ciel était d'un pur "azul". De ce côté là, la lumière du soir dorait les pierres et les toits de tuile. Si je me penchais un peu, j'apercevais les rues étroites qui, avec leurs lampadaires allumés, faisaient comme des ruisseaux de couleur qui serpentaient.
En sortant de ma chambre, si je traversais le couloir, j'arrivais sur une grande terrasse. Elle était tournée vers l'ouest. De là aussi on avait une vue à 270 degrés. Elle était prévue pour les bains de soleil. C'était un peu tôt dans la saison. Je n'y ai croisé personne. Donc elle m'appartenait totalement. J'y allais régulièrement. Au lever du soleil, c'est de là qu'il fallait admirer l'architecture de la ville. Les ombres étaient tranchées mais la lumière n’était pas top dure. On avait une bonne impression de volume et de relief. En fin de journée, lorsque l'éclairage public venait de s'allumer, le ciel présentait de beaux dégradés bleus, rouges et orangers.
Ce samedi, j’ai déjeuné avec une russe établie en Andalousie. Elle devait me faire visiter la ville et m’en montrer les beaux endroits. Je me réjouissais de bavarder avec quelqu'un d'autre que ceux que je vois depuis trois semaines. Il me fallait un peu changer d'air. Finalement cette rencontre s’est montrée assez différente de ce que je pouvais envisager. Encore une jeune russe attirée comme une luciole par les artifices de l’occident, et les phantasmes de réussite matérielle que cela suscite parfois dans son pays. Rien à apprendre sur Majorque, si ce n’est le récit de soirées interminables et de gueules de bois à répétition. Superficielle, elle était, malgré tout, gentille et spontanée. Elle m’en a dis un peu plus sur la façon de raisonner de ses compatriotes. Cela m’a partiellement éclairé sur les trois personnes que j’avais côtoyées au cours de mon précédent voyage. J’ai aussi entraperçu un monde où les faux passeports, les fausses attestations et les bakchichs permettent une immigration illégale. Comme me l’expliquait mon interlocutrice, il suffit de payer, cher. Alors, il faut beaucoup d’argent. Pour cela, que faire quand on est jeune, que l’on n’a pas de diplômes, ni d’expérience ? Mariée, par intérêt, à dix-neuf ans à un riche anglais; divorcée depuis lors ; cette ex poupée-barbie de 23 ans, déjà usée, avait précocement brulé tous ses feux. Ne l’attendait plus qu’une lente descente vers la déchéance. Un jouet brisé, jeté dans le fossé. Remerciant pour notre fructueux échange, j’ai poliment décliné sa proposition de sortir en discothèque avec ses « amis ».
Le lendemain, en milieu de journée, je suis reparti en Allemagne avec des semelles de plomb: Düsseldorf, Bonn, Müllheim, Münster, Hanovre, Hambourg et Berlin, cap vers le nord-est, sous la pluie, sous le vent et dans le froid. A la mi-mars, on y est encore en hiver. Que notre Europe, si petite, est contrastée !
- Karneval in Wiesbaden, Hesse, Germany
- Thailand
THE CALL OF ASIA
When I was a child, I listened to my very old great-granduncle, a former Navy officer, a former optic inventor and finally a Benedictine monk. He told me the unsurpassed beauty of Along Bay he discovered with the French navy more than 100 hundred years ago. My grandfather told me remembrances of the period he staid in Annam (today part of Vietnam) after joining, with mother, brothers, and sisters his father, an army officer. Family fairytales say this great-grandfather initially went to Asia by land, after crossing frozen Baikal. This was also, at least, one century before today. Another great-great-granduncle worked in India for building railways at the end of XIX century. Our family house in central Brittany, one of the more North West point of Europe, still preserves some Asian souvenirs of this adventurous times. There, we also had visits of my father's cousin who lived in Vientiane, Laos, with his family. Regarding Asia, Siberia excepted, I was just in Mumbai for a NGO project audit. I already thought about a trip in North of Thailand, Cambodia, Vietnam and Laos. I already dreamed about sailing along Indian Ocean's coasts.
Nevertheless, until 2008-2009 winter I could never imagine I would visit Pattaya, one day. It is not the kind of locations that could attract me. However, I went there. I wanted to see again a very unusual personality I met two years and half before, in Irkutsk. These days in Pattaya were static holidays compared to what I do usually. I did not move. I did not learn about local culture or language. On the other hand, I was the alien tourist. I did not enjoyed Pattaya “specialties”. I never went to discos and bars. Strangely, in this crowdy city, I did not meet with many people. It was not my goal. I heard many things even if I actually talked to very few people. I communicated with less than ten men or women. All of them were interesting, good and nice people: David, who helped me so much when I just arrived; my taxi driver in Koh Si Chang; Tony and Piha, the guesthouse owners; Gary, the sailor; Zhenia and her husband Sasha; Nathalie who decided me to come. These last three people, all from Irkutsk, worked for Grand-Orchid, a Russian-Thai travel agency in Pattaya. Very bad or extremely good, I experienced times with an intensity I probably never faced until those days. Compared with these two weeks, the route to Batagol mine, in the heart of Saian Mountains, was a comfortable and quiet journey with no major surprises…
I learned how disgusting Russian “entrepreneurs” make their smart and very educated young compatriots working as exhausted slaves, even for “regular business”. Actually, what could you expect from such people? In Pattaya, big hotels belong to Russian mafia. Guess what travel agencies bring group of clients to these hotels? "Qui se ressemble, s'assemble". They all have the same way to treat the personnel that they have been able to attract with fake commitments and unconscious "rabatteurs". It was a discover that poisoned not only my existence in this city. It even had unforeseen impacts, turning into hell periods what should have been paradisiacal breaks.
FREE PEOPLE ESCAPE CITY'S CHAOS
We agreed that we would spend New Year’s Eve on a boat. I went to Pattaya Yacht Club on a river after having cross some bush and a monastery, after having scared chickens and greeting monks cutting grass. There, I found a guy who could charter his trimaran. Subsequently it appeared as a bad option. His equipment was not complete for safety and sailing. He was a low experience sailor and probably not a qualified skipper. However, I was recommended a man who owns a company and a chandlery on Na Jomtien Marina. I went there, on Sunday. Everything was closed. I came back on the following day and I met with Gary, an Australian gentleman. He had the perfect boat we were looking for. Then I had lunch with him. He was the kind of seaman I like. I understood we would be in good hands.
On the 31 of December, I did shopping at Carrefour’s. In France, I do not like this supermarket chain. It is too big. I am lost. However, in Pattaya it was different. I knew I would find the food I was looking for my guests. I wanted French special meals for Nathalie, Zhenia, Sasha and Gary. The Montbazillac I found there was perfect for foie gras and became the favorite beverage of someone whose name I will not reveal. I loaded a full backpack in Carrefour and took a moto-taxi to the marina. Then I went back to Jomtien with a tuk-tuk and a moto-taxi. In the evening, I went to Teapparsit to meet with the friends and we took a taxi to go back to Marina. We boarded Gary's boat.
We sailed to Pattaya Bay, had diner and watched New Year fireworks. For the rest of the night, we moored in front of Jomtien beach, a good shelter. In the morning, we sailed to Koh Phai, where we moored again. We had lunch on an almost desert beach and went back in the evening to the marina.
Those were great 24 hours. I was delighted to hear what my guests said about this new kind of experience. I did not expect so immediate positive feedbacks. Sasha, truly impressed Gary by how fast he expressed a sailor sense. I hope, Zhenia will let him, one day, go sailing with me on Baikal Lake. I hope also, in a next future, I could invite Nathalie for an actual sail cruise of numerous days. I want to introduce her better to this other world. "Il y a trois sortes d'hommes, les vivants, les morts et ceux qui vont sur la mer".
PATTAYA, A TEMPORARY RUSSIAN MIDDLE CLASS PARADISE
Pattaya city construction started in late 50’s, as it became the biggest spot in South-East Asia, where American GI's could deliver, with no limits, their basic and natural pulsions between two war missions in Korea or Vietnam. Today, it is still the same business. Though, from-big it became enormous. Though, clients changed. Everywhere you look, it is full of low quality concrete buildings or hotels and towers you can find in other places of the world. It made me remember some African cities I visited like Douala, Lagos, Dakar or Brazzaville. Except for the fact that there are more tourists in Pattaya. And except for the fact, it is a little bit cleaner. Moreover, it is safer and Thai people are generally peaceful people. However, it looks like an ugly ski resort located on the sea. It is just a place for mass and non-educated tourism. Western tourists are mostly singles. I will not disclose what they are just looking for. You probably understood. More and more Russian people visit the place since almost 3 years. They usually come with their family. They are looking for sun and sea. May be, they also look for bars and discos? I do not know, but I am not sure. They are probably not aware of the world infamous reputation of the city, while bringing here their loved children and woman. However, they seem not to have any cultural goals. As they usually do not speak any foreign language, they travel in groups and are an ideal target for travel agencies offering low standard complete packages, but full 24 hours assistance. Right now, they enjoy because they do not know so many places to escape the cold Russian winter. Getting more experienced, it is likely they will leave this place for more scenic and preserved areas. .
Thailand is a rich and beautiful country. There is certainly a range of service that smart Russian travel agencies could propose to their compatriots. They could offer tours with culture, history, sightseeing of beautiful places and landscapes such as what is posted on endlessplanet.org website. I am sure that Nathalie with all of her talents and experience would excel in this more sophisticated business. In a bit more than a decade, Pattaya will become a coastal slum, turning back to its “core business”. There is nothing authentic in Pattaya. There is nothing natural. Moreover, spots for taking pictures are limited. Once again, the city is too ugly. On the beach it is not simple either. If you turn to the sea, it is full of motorboats and water is often mixed with oil. If your turn to the shore, then you have a forest of deckchairs and parasols usually not in a good shape. Behind them, you have the street with a dense line of smoking vehicles running at the bottom of a concrete building front. It is not a kind of place where I usually take pictures. For this, I should have visited other parts of the country. That is what I did going to Koh Si Chang
January 4, evening went on very bad and ended on miserable way. It was more than what I could stand. I was ready to escape Pattaya for a few days. When I woke up, my decision was made. Fortunately, the early morning was a time of peace, smile and fraternity. Instead of getting away, I understood I should only breeze at a short distance. I went to Koh Si Chang. I enjoyed this quiet place. I enjoyed seeing the actual maritime life of Thai people instead of staying in Pattaya fake shit. I enjoyed taking pictures on the island. I enjoyed the friendly SMS I received.
THE LONG ANTENNAS
On January 6, I wanted to find something different from simply going somewhere for diner. It was Russian Christmas's eve. I wanted, one more time, to share this special time out of the crazy city. At the last minute, we learned that Grand-Orchid decided to cancel the day off. It was an ukase from the Russian-Thai perverse employers. Therefore, I chartered again Gary's boat just for the night. Instead of the “small” Hunter, he took "El Coyote", his big race sailing boat. It was an unexpected example of what I consider as luxury: something rare and beautiful. End of afternoon, with Gary and a crewman (the guy who wanted me to charter his trimaran), we sailed from Marina to Jomtien beach. Just after her work, Nathalie came to this place with a moto-taxi. We went on the shore with the dinghy and collected her back to the yacht. We sailed to Koh Larn, moored there, had diner. This evening was not what I had dreamed of, on such a magnificent sailing boat. Tensions of a workday in office and numerous phone calls - you remember the 24 hours assistance for travel agency Russian clients - created a strange atmosphere. The junk city had long spoiling antennas, even if we tried to escape it. The fact that we burned Gary’s deck with a candle did not improve the situation...
Fortunately, morning was a fantastic time in total opposition with the evening. It was pleasant to have sun and warm wind. It was great sailing on such a beautiful boat. We enjoyed taking pictures while sailing to Jomtien.
We dropped our lady before 10 AM on the beach. She took a moto-taxi to go back to her office. With Gary and his crewman, we sailed El coyote back to the marina. Though not perfect, this “night cruise” was a good solution for providing entertainment to someone who has absolutely no break. I decided to do it again before the end of my stay.
I faced a horrible January 8, evening. Spending again one night on a 45.5 feet (15 meters) race sailing boat, should have been great. However, it started very bad with crewman playing the guest star. While we were moored in a beautiful strait, this rough Californian guy did not let anybody talk. His fast, slang and non-understandable English covered the screams of monkeys living on the next island. Diner was a disaster. I had the feeling being an employee hired for cooking with no consideration from the people I was serving. I was out. Such a strange and unique situation when you are, the client, the charterer… Instead of expressing any disagreement and spoiling even more what the marvelous evening I planned, I tried to keep quiet. However, it was not the end of the troubles. While silence came back, I became under a verbal fire that I could not anticipate. This time, it did not come from a stupid man but from one of the people having my highest consideration. I knew the day was very hard and exhausting. I saw how much crazy clients were pushing at phone while they lost their bags or their drunken husbands... I though everything came from the bloody employers who just break their people. It refrained me to argue but it achieved the complete devastation. It was thousand miles away of the implication I put in building up this night excursion. Good lesson: it is not because you organize everything in details that it will go on a smooth and expected way. Not everything could be rationalized when human aspects are involved. Even if could not sleep after all of this. I had the energy to remember that mornings in Pattaya have always been different from evenings.
Thanks God, it was what happened, once everybody got a rest and forgot all the tensions of the previous day. Actually, it was a very cold early morning, though we were in Thailand. We however took pictures with a Japanese kimono and light colored dress.
As we got back to marina, the engine stopped while we had to go thru the long channel, against the wind, between beacons. We ran out of fuel! I took Nathalie into the dinghy to bring her back on shore. We had enough gas to reach the Marina. She found a formula-one taxi driver and could be on time in her office. Crewman escaped as soon as El Coyote touched the pontoon. "Les rats quittent le navire!" Probably he got some words from the owner. I spent sometimes cleaning up the boat, clearing ropes and accessories and enjoying Gary's nice company. I love working on boats. I was not in a rush for going back to the city. I enjoyed spending some extra time in a beautiful nautical environment. It was like being in an Oasis. At the end of this day, started my last hours in Pattaya.
The last evening was the most simple of Pattaya's one. It was not prepared. But it was perfect. A short time after sunset, we went again on Jomtien beach to take pictures. They are not my favorites. Nevertheless, taking them in an early quiet morning was a great moment of friendly team experience. Then, I was back in France. It was my turn to be under exhausting professional stress and tight schedule all over the cold, windy, grey, snowy and humid Europe. I was, at least, missing Thailand sun.
- Japan
- Peter's Rocket
Samedi 11 octobre 2008, la fusée de Pierre, faite de bouteilles plastiques recyclées et carburant à l'eau pressurisée, déchire le ciel de la campagne Nantaise.
October 11, 2008, Peter's Rocket, made from recycled plastic bottles, using pressured water, jumps into Nantes countryside sky.
- Espana - Cataluna, Barcelona
- Deutschland - Bonn, Berlin, Nürnberg
- Espana - Sevilla, Valencia
- Southern Tunisia, Douz
Petite chronique de mes jours passés devant la cheminée, sous l’arbre de ce Noël 2007. En fait à Douz, oasis saharienne, la plus grande palmeraie de Tunisie, où je me trouvais, les cheminées ce n’est même pas en rêve. Et puis les arbres avec feuilles persistantes sont un peu hauts pour accrocher les guirlandes.
Arrivé le 25 en début d’après-midi au pays de Sidi Mansour, j’ai déposé mon sac au sympathique hôtel « Maison dorée. J’y suis revenu en fin de journée pour dîner avant de prendre le bus de nuit pour aller de Tunis à Douz. C'est long, mais il y a des stops le long de la route où, en pleine nuit, on voit des centaines de personnes qui se dégourdissent autour de tous les autocars qui descendent vers le Sud. Certains se restaurent. A n'importe quelle heure. Les locaux font griller des escalopes, des brochettes, des côtelettes à l'extérieur des restaurants. Bon, d'arrêts en re-départs, 9 heures après quitté Tunis, on est déchargés, hébétés, à Douz. A 5 heures 15, il fait nuit le sable s'est transformé en boue et les rues sont des oueds (version saison pas sèche).
Allez trouver l'hôtel de la tente... Allah ouakbar, il n'est pas dans la zone touristique (très excentrée) mais dans le centre. Dans le noir, tu-longes-le-mur-du-cimetière-tu-tournes-à-droite-puis-à-gauche-puis-tout-droit. Tu n'as pas vu les immenses flaques. Tant pis pour tes pieds!
Hôtel de la tente... Radeau de la méduse plutôt. En fait de chambre réservée-confirmée-par-fax-et-par-téléphone, makach! Monsieur Ali l'avait loué à un autre pèlerin. J'ai donc été invité à dormir sur le canapé crasseux de la réception à la place du veilleur de nuit. En compagnie de 2 autres personnes. "T'inquiète pas M. Bernard, à 6 heures ta chambre (tout juste un placard) sera libre". Je préfère attendre que mon grabat se libère, je laisse mon sac sur place et retourne, dans l’obscurité, au coeur des éléments déchaînés. Je me redirige vers la gare routière pour prendre un café allongé et un truc à grignoter à la "cafétéria". Après ce que j'ai vu et ressenti dans l'hôtel de la tente, et pendant que je sirote lentement mon café dans la cafétéria ouverte à tous les vents et à toutes les eaux, je comprends effectivement, que le froid dehors c'est supportable... quand il fait chaud à l'intérieur. Mais, quand on entre dans du béton glacé qui suinte l'humidité, on se prend à rêver au confort douillet des jolies petites isbas sibériennes au poêle monumental et aux épais murs de troncs d'arbres!
A 6 heures et demie, une fois que le pèlerin eu fini sa nuit et ses prières j'ai pu intégrer "mon" lit. Surprise hallucinante, voire choquante, j'ai eu des draps propres (ce n’était pas forcément logique). Vive l'hospitalité trébuchante des berbères! Et ça a été comme ça pendant environ 4 jours. Mouillé dans la journée, ne séchant pas la nuit. En conséquence, la seule "salle commune" était la réception trop petite où les naufragés s'entassaient comme dans le carré ruisselant d'un voilier breton au coeur de l'hiver. Cela crée des liens et une fraternité qu'on ne trouve pas dans les hôtels avec télé-chauffage-douche dans les chambres. Oui parce que les sanitaires... bon on n'en parlera pas.
Au fait, le festival ? Point intéressant, tout est totalement gratuit. Cela se passe l’après-midi. Les spectateurs sont dans des tribunes qui regardent vers le désert. Le long des tribunes, il y a une large piste où passent les chevaux, les chameaux et les danseurs. De l’autre côté de la piste (vers le désert) il y a un grand demi-cercle de tentes de nomades, dans lesquelles se trouve tout un petit monde charmant et costumé. Ses habitants jouent un ensemble de scènes (caravane du désert, arrivée au puit, mariage traditionnel, « combat » de chameaux, chasse au lièvre par des lévriers etc..). C’est malgré tout bien loin des spectateurs pour en profiter et pour faire des photos. D’autant qu’il est difficile de zoomer fortement en raison de la faible lumière. Les commentaires n’aident guère. Ils sont tous en arabes. Si l’on a raté un épisode, ce n’est pas grave car les mêmes scènes sont rejouées tous les après-midi pendant 4 jours (il paraît que c’est le même programme depuis 20 ans). Les intempéries peuvent, malgré tout introduire quelques variantes. Un journaliste italien m’a prêté sa carte de presse pendant deux heures. J’ai pu un peu roder autour des tentes.
Tous les soirs, il y a un spectacle différent à la maison de la culture, animé par les groupes qui participent au festival. C’est l’occasion de voir des danses, d’écouter des chansons et de la musique des différents pays sahariens (Tunisie évidemment, Libye, Algérie, Mali, Egypte). Il est difficile d’en juger pour une oreille occidentale à qui cela peut paraître, parfois, un peu ennuyeux. C’est, de toute façon, culturellement intéressant.
La diversité des spectacles, la qualité des costumes et des danses du groupe tunisien du premier soir ont été unanimement salué par l’ensemble des spectateurs. La salle était complètement déchaînée. Il fallait voir l’air effaré d’un jeune couple lithuanien qui y assistait avec moi ! Pas d’inquiétude, les sbires de Ben Ali veillent, un flic tous les trois mètres le long des murs de la salle. Ce n’est pas comment le quartier Bellevue à Nantes où les hommes de l’ordre de Nicolas Bonaparte sont bien cachés derrière le rideau de fer d’un commissariat barricadé. Ce fut véritablement un très grand moment de communion musicale populaire. Le 3ème jour, j’ai aussi assisté au départ du marathon des 60 dromadaires de différents pays. Je n’ai pas eu le courage d’attendre l’arrivée, deux heures après. Le temps était trop mauvais. Le lendemain, je suis reparti au Nord. Il me reste de Douz le souvenir que les commerçants sont très discrets et accueillants. Les adultes et les enfants sont vraiment gentils et souriants et ne manifestent aucun envahissement à l’égard des touristes (juste une petite frayeur causée par un groupe d’adolescents agressifs dans la palmeraie en rentrant du festival). Bref l’ambiance est sans aucun rapport avec la médina de Tunis ou de Kairouan. Last but not least. Il y a une multitude de petits restaurant servant, pour pas cher, de la bonne cuisine tunisienne.
Plutôt mourir que prendre le bus pour remonter. Je suis allé à Gabès en louage (minibus). De Gabès à Sousse en train. C'était génial! Je me suis mis contre le chauffage et j'ai commencé à sécher. Voyant mon état une tunisienne m'a même donné son café qu'elle avait entamé. A Sousse, hôtel Médina, bien, bâtiment ancien et intéressant. Mais, si vous avez un radiateur et que vous ne l'avez pas fait marcher pendant une semaine n'espérez pas qu'en le mettant à fond vous n’allez pas claquer des dents dans votre lit. C'est drôle, il me semble que les murs et le sol carrelés ont priorité sur les humains en ce qui concerne l'allocation calorifique. Pas d'inquiétude, on finit quand même par s'endormir au milieu de la nuit après avoir posé son sac de couchage (certifié pour températures au-dessous de 0°c) sur les couvertures. C'est juste le moment que trouve une meute hurlante de touristes pour envahir l'hôtel en cognant ses valises à roulettes dans les escaliers et dans les grands couloirs qui résonnent. Je vous souhaite LE bienvenue en Tunisie!
De Sousse, un petit louage matinal pour me rendre à Kairouan. Oui, moi j'ai FAIT Kairouan, ville située au milieu d'une steppe aride, sous une tempête de pluie. C'est vrai que les marchands de tapis y sont extraordinairement pénibles et ont des rabatteurs aussi indécollables qu'exaspérants. Les timides et polis vendeurs de souvenirs du lac Baikal seraient profondément choqués. Par contre, l'hôtel Tunisia est impec. La grande mosquée vaut le coup d'oeil. C’est la première mosquée à avoir été construite en Afrique du Nord. J’ai même fait connaissance avec un tisserand charmant., chez qui j’ai trouvé une écharpe pour Colette. Et le coiffeur qui m’a coupé les cheveux avait une conversation très agréable. Il n’a rien tenté de me vendre. Il ne parlait pas le français.
Dernier jour, louage Kairouan-Tunis et taxi pour La Marsa (banlieue chic et résidentielle de Tunis, quartier des expatriés et des ambassades) . J'avais cassé ma tirelire pour me rendre au Plaza Corniche. Endroit sublime, disco gratuite pour les résidents. Mais la soirée du 31, ce n'était pas pour votre serviteur qui était réduit à l'état de loque voire de serpillière.
Hélas, les séjours les plus enchanteurs ont une fin. Le 1er janvier au matin J’ai pris mon charter au terminal 2 (le terminal pour la Mecque). Essayez de dépenser la monnaie locale qui vous reste dans cet endroit, à cette date, entre 6 heures et 8 heures. Tout est fermé. Je fait bureau de change pour ceux qui souhaitent se rendre au pays de la peinture bleue et du soleil. Je-te-fais-un-bon-prix-mon-ami. Pas chers les dinars !
Arrivé à Nantes, toujours le 1er, rendez-vous pour "fêter Noël", chez Colette et Papa, en voyageur décalqué qui tient à peine debout. Dès que j'ai pu rentrer à l’appartement je me suis couché pour ne pas quitter mon lit pendant 48 heures. THE Rhume, avec la barre au front, les yeux exorbités, la fontaine nasale et une bronchite pas piquée des scorpions sahariens.
- Andalucia: La Alpujarra
- Andalucia: Cordoba
- Andalucia: Granada
Album in construction. Forgive its temporary lay-out and lack of comments.
- Northern Tunisia
Lisa did some archeological works in Tunisian Sahel ("shore" in Arabic) during 2 months. Before going back to London she offered me to join her for a one-week trip, as we did the previous year. It was her six time in this country. It was my fifth one. It was difficult to find places none of us visited. We decided to focus on Northern Tunisia and to have also a visit in Nabeul on the Cap Bon. We traveled as Tunisian people do with bus, louage and train. We used the same hotels and restaurants than those used by locals. Except for the train, we never had air conditioning. It was a travel with very low green gas emission.
- Espana: Sevilla & Valencia
From Bruxelles I flew directly to Seville. A Buriat Lady from Ulan Ude also went from Brussels to Seville. We shared a few Russian words while waiting for the connection in Madrid. I could even show her some pictures of the frozen Baikal Lake on my camera...
Thus, I had the oppportunity to spend one free week-end in Seville before performing a job there on Monday. This town is one of the most impressive ones I ever saw. Two poor days are certainly not enough to just have a first overlook on it. It is not only rich of historical outstanding buildings and museum. It is also a scenic city with beautiful gardens. Streets are lined with numerous orange trees such as everywhere you can enjoy orange blossom flagrance. Orange blossom is THE smell of Seville.
After Seville, I went to Valencia before spending three days in Madrid. Then, I eventualy went back home after 6 weeks spent in Germany, Siberia, Belgium and Spain.
- Belgium: Brugge & Brussels
After I left Irkustk I landed in Düsseldorf. I spent one week in Germany: Düsseldorf, Berlin, Cologne. Then, I was in Belgium between March 18 and March 23. I went to Mons, Charleroi, Brugge and Brussels. It was a humid, cold and windy time. I am not very happy with the pictures taken with this bad weather. However, I present them here for Masha, from Irkutsk, who told me, a bit more than one week before, how much she likes Belgium. I hope, seing these pictures in Siberia, 10 000 km away from where they have been taken, will help her to remember some good times she had as she studied in Anvers.
- Sahel & Southern Tunisia